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Dans
notre dernière édition du Bulletin L'Express DisnatDirect,
nous avons discuté des
stratégies équivalentes ou positions synthétiques. Dans le même ordre d'idée,
nous allons maintenant vous exposer les différences
entre les options d’achat en jeu, à parité ou
hors jeu.
Acheter des options d’achat est généralement la première
stratégie que les investisseurs novices sur le marché des
options utilisent. Cette stratégie simple et facile à comprendre
peut être très lucrative à cause de l’effet
de levier, tout en limitant le risque à la prime de l’option.
Cependant, elle peut être source de frustrations si un investisseur
ne fait pas attention à certains facteurs.
L’achat d’options d’achat, rappelons-le, est une stratégie
haussière et peut être utilisée comme une solution
de rechange à l’achat de l’action elle-même.
En investissant une fraction du montant nécessaire à l’achat
de l’action sous-jacente, un investisseur bénéficie
de l’effet de levier si sa prévision haussière se
réalise. L’objectif de l’acheteur d’options
d’achat est donc de maximiser le rendement de son investissement.
Avant d’effectuer tout achat, un investisseur doit déterminer
: le montant à investir, le prix cible de l’action sous-jacente,
et l’horizon temporel à l’intérieur duquel
il pense que l’action atteindra son prix cible.
Le montant à investir dépend évidemment de la taille
du portefeuille de l’investisseur et de sa tolérance au
risque. La prudence quant au montant à investir est de mise à cause
de l’effet de levier qui peut être à double tranchant
: il augmente substantiellement le rendement, mais aussi les pertes.
Selon le prix qu’il vise pour l’action sous-jacente, l’investisseur
doit se demander quelle option choisir parmi les différents prix
de levée offerts : en jeu, à parité ou hors jeu.
Les options hors jeu peuvent sembler intéressantes parce qu’elles
sont moins chères. Mais, rappelez-vous, il y a une raison pour
cela : la probabilité que ces dernières soient rentables à l’expiration
est inférieure à celle des options en jeu ou à parité.
Il n’y a pas de meilleur choix; le choix d’un prix de levée
est étroitement lié au prix cible.
Prenons un exemple pour illustrer cela. Le 25 octobre 2004, EnCana se
négocie à 59,95 $. Un investisseur haussier qui considère
l’achat d’options d’achat peut choisir parmi les séries
suivantes :
• Option d’achat ECA décembre 57,50
: 3,70 $
•
Option d’achat ECA décembre 60,00 : 2,15 $
•
Option d’achat ECA décembre 62,50 : 1,15 $
Si le prix cible d’EnCana pour le mois de décembre est de
65,00 $ et que ce prix est atteint à l’expiration, l’option à parité sera
le meilleur choix avec un rendement de 133 % comparativement 103 % pour
les options en jeu et 117 % pour celles hors jeu.
Par contre, pour un prix cible de 63,00 $, l’option en jeu devient
le meilleur choix avec un rendement de 49 % comparé à 40
% et -57 % pour les options à parité et hors jeu. Finalement,
si le prix cible est beaucoup plus élevé, comme dans notre
exemple où EnCana a clôturé à 68,10 $ à l’expiration
des options, l’option hors jeu devient la plus intéressante
avec un rendement de 387 % comparé à 277 % et 186 % pour
les options à parité et en jeu.
Les options hors jeu réussissent mieux avec une hausse substantielle
du prix du sous-jacent; par contre, si vous vous attendez à une
hausse plus modeste, les options en jeu ou à parité sont
votre meilleur choix.
Il est important qu’un investisseur haussier ait une bonne idée
du moment auquel l’action pourra atteindre son prix cible – ce
qu’on appelle l’horizon temporel. Souvent, en achetant des
options de courte durée, un investisseur peut avoir la désagréable
surprise de voir l’action monter en flèche, mais juste après
l’expiration des options d’achat qu’il détient.
En achetant une échéance plus lointaine, l’investisseur
met plus de chances de son côté et rien ne l’empêche
de sortir de sa position plus tôt si ses objectifs sont atteints.
Finalement, un investisseur ne doit surtout pas négliger la volatilité implicite
de l’option qu’il s’apprête à acheter,
laquelle est reflétée dans la prime. Idéalement,
on achète des options quand la volatilité implicite est
basse et on en vend quand elle est relativement élevée.
Acheter une option dont la volatilité implicite est trop élevée
veut souvent dire qu’un investisseur paiera trop cher l’option
en question. Et malgré une hausse du prix du sous-jacent, le prix
d’une option d’achat peut diminuer à la suite d’une
baisse de la volatilité implicite.
Source: Bourse de Montréal (Mx) - Nouvelles
options
Avis
au lecteur: le présent
bulletin est transmis uniquement à titre de renseignement.
Les placements doivent être sélectionnés
en fonction des objectifs de chaque investisseur.
Disnat n'émet aucune recommandation quant à un produit, à la
pertinence ou à la valeur potentielle d'un placement donné,
ou à une stratégie spécifique. La forme masculine
est utilisée pour alléger le texte. |
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