|
|
Dans
notre dernière édition du Bulletin L'Express DisnatDirect,
nous avons discuté des stratégies de ventes à découvert.
Dans ce numéro, nous vous proposons un article de la Bourse
de Montréal relatif aux motifs qui incitent les investisseurs à acheter
ou à vendre des options d’achat.
Comme l’écrit Lawrence G. McMillan dans
son livre Options as a strategic investment, « The average person
dealing in option trading utilizes primarily one of two option strategies—call
buying or covered call writing ». Il convient donc d’examiner
ce qui motive les investisseurs à utiliser les options d’achat.
Les options d’achat fournissent un effet de levier extraordinaire pour
le spéculateur et entraînent un
risque limité pour
le détenteur. Ce sont les principales raisons pour lesquelles
on achète des options d’achat. Leur effet de levier est élevé,
car on peut profiter d’une hausse du prix des actions sous-jacentes
pour une fraction de leur coût. Le risque est limité puisque
la perte ne dépasse jamais la prime des options.
Lors de l’achat d’options d’achat, le choix d’une
classe d’options plutôt qu’une autre reste une décision
tout à fait personnelle. Si un investisseur décide d’acheter
certaines options d’achat, c’est qu’il croit que le
cours de l’action sous option va monter. Mais il ne lui
suffit pas de savoir pour quelle action il achètera des options; il doit
aussi choisir la série d’options qui l’intéresse
le plus.
Le choix d’une série se fait surtout en fonction de deux
variables qui dépendent elles-mêmes de la hausse prévue
: il s’agit du moment (le timing) et de l’ampleur de cette
hausse. Un investisseur ne pourra revendre ses options à profit
que si la hausse du cours de la valeur sous-jacente se produit avant
l’échéance des options d’achat.
Ces deux facteurs – l’ampleur et le moment – déterminent
respectivement le choix du prix de levée et celui du mois d’échéance.
Les détails varient selon la stratégie choisie, mais plusieurs
conseillers en placement recommandent généralement les
principes suivants. Précisons que ces lignes directrices se fondent
sur l’expérience courante et ne s’appliquent pas nécessairement à tous
les cas.
- On évite le plus possible d’acheter
une série
dont l’échéance est très rapprochée (à moins d’être persuadé que le cours de
l’action sous-jacente montera rapidement) parce que la valeur-temps
des options dont l’échéance est rapprochée
diminue très vite. Le cours de l’action sous-jacente
peut augmenter, mais seulement après la date d’échéance
de l’option.
- Alors, la valeur de revente des positions dont
la date d’échéance
est à moins de six semaines doit être étudiée
de très près. En fait, il est souvent plus prudent
de revendre de telles options d’achat et d’acheter des
options dont la date d’échéance est plus éloignée.
- Habituellement, l’achat d’options profondément
hors jeu ne survient que si l’on prévoit une très
grande fluctuation du cours de l’action sous-jacente. Pour
que de telles options soient rentables, il faut que le pourcentage
de hausse du cours de l’action sous-jacente soit élevé.
Rappelons qu’il existe une raison pour que la prime d’une
option hors jeu soit si basse : les chances de profit sont plus minces.
Certains investisseurs n’ont recours qu’occasionnellement à la
vente d’options d’achat. D’autres, par contre, lui
donnent une place importante dans leurs stratégies de placement,
voire la plus importante.
Rappelons que le vendeur d’une option d’achat reçoit
une prime en échange de l’engagement qu’il prend
de vendre la valeur sous-jacente au prix de levée du contrat
si l’acheteur décide d’exercer son option avant
ou à la date d’expiration de celle-ci. Ainsi, dans un
sens, c’est le vendeur qui assume le plus de risques sur le marché des
options : en échange d’un revenu ponctuel, il risque de
se voir contraint de vendre la valeur sous-jacente à un prix
bien inférieur au cours du marché.
Les options sur actions étant de style américain, le
vendeur d’options d’achat ne doit donc jamais oublier une
chose fondamentale : une option peut être exercée en tout
temps avant sa date d’expiration. Il se trouve alors forcé de
vendre la valeur sous-jacente au prix de levée convenu, car
la décision quant à la possibilité d’exercer
une option et la date de cet exercice appartient exclusivement au détenteur
de l’option. Bien que cela soit inhabituel, l’exercice
de certaines options d’achat survient parfois des jours, des
semaines ou même des mois avant leur date d’échéance
(surtout avant la date ex-dividende).
Le vendeur ne dispose donc d’aucun moyen de prévoir la
date d’exercice d’une option. Cependant, il est probable
que le détenteur de l’option ne décide de l’exercer
que lorsque la prime et la valeur intrinsèque de l’option
sont presque égales. Cela se produit lorsqu’une option
est profondément en jeu, lorsqu’elle arrive à échéance,
ou lorsque ces deux phénomènes se produisent simultanément.
Si le vendeur ne désire pas être assigné, c’est-à-dire
s’il ne veut pas être contraint à vendre la valeur
sous-jacente, il peut effectuer une transaction liquidative
avant l’exercice
de l’option. Une transaction liquidative consiste à acheter
une option identique à celle que l’on a vendue antérieurement
pour fermer sa position.
Le vendeur d’options d’achat peut soit vendre des options
visant des actions qu’il détient déjà, soit
devenir un vendeur « à découvert ». La vente à découvert
d’options d’achat comporte des risques plus grands que
la vente couverte dans l’espoir de réaliser des gains
plus importants. C’est pourquoi les vendeurs à découvert
doivent maintenir un dépôt de garantie (marge) auprès
de leur courtier.
Les principaux objectifs de la vente d’options d’achat
couvertes sont de réduire le coût d’achat de l’actif
sous-jacent, de profiter d’une hausse modérée du
cours du sous-jacent, de fournir une alternative à un ordre
de vente à prix limite ou d’augmenter le rendement d’un
portefeuille.
Que la vente d’options d’achat soit couverte ou non, le
vendeur a une obligation à respecter tant que l’option
d’achat qu’il a vendue (ou une de ses séries), reste
en circulation et qu’il ne l’a pas rachetée.
Bref, les risques assumés par chacune des parties à un
contrat d’option dépendront de leurs objectifs respectifs
et de leur évaluation du rapport risque/rendement de chaque
placement. En étalant les risques et les occasions de profit
inhérents à la détention de titres, le marché des
options fournit aux investisseurs des possibilités qui, autrement,
ne pourraient être réalisées qu’à la
faveur d’un réaménagement complet de leur portefeuille.
Encore une fois, les options permettent aux investisseurs désireux
de réduire leurs risques de transférer ceux-ci aux investisseurs
qui sont prêts à en assumer dans l’espoir de réaliser
des profits plus grands.
Avis
au lecteur: le présent
bulletin est transmis uniquement à titre de renseignement.
Les placements doivent être sélectionnés
en fonction des objectifs de chaque investisseur.
Disnat n'émet aucune recommandation quant à un produit, à la
pertinence ou à la valeur potentielle d'un placement donné,
ou à une stratégie spécifique. La forme masculine
est utilisée pour alléger le texte. |
|
|