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Le mois dernier, nous avions fait un survol de certaines fonctionnalités du système Recognia. Dans le présent article, nous vous parlerons des Fonds négociés en Bourse (FNB). Qui plus est, vous découvrirez également une nouvelle façon d’investir.



Le couteau suisse des véhicules financiers

À l’instar de ce célèbre outil des plus polyvalents, les fonds négociés en Bourse (FNB) sont fiables, d’une grande souplesse et vous en offrent pour votre argent. Qui plus est, leurs histoires s’entremêlent également de façon indirecte. Les débuts du couteau suisse remontent en 1884, soit l’année de la fondation de Victorinox. Bien qu’il faudra un peu plus de 100 ans avant d’assister à la naissance triomphale du premier FNB à l’échelle mondiale, à savoir le TIPS 35, et ce, ici même au Canada, il n’en demeure pas moins que c’est également en 1884 qu’un composant clé des fonds négociés en Bourse voyait le jour. En effet, cette année marque l’apparition du premier indice boursier élaboré par Charles Henry Dow dans le Customer’s Afternoon Letter, une lettre financière quotidienne à l’origine du Wall Street Journal. À l’époque, l’indice de M. Dow regroupait 11 titres dont neuf sociétés de chemin de fer. Douze années plus tard, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) était publié pour la toute première fois.

Aujourd’hui, il se trouve que le DJIA, l’un des baromètres du marché des États-Unis les plus suivis, est fidèlement calqué par le quatrième plus important FNB américain (DIA : AMEX). « S’efforcer pour fabriquer des produits de grande qualité, fonctionnels et durables, qui offrent à la clientèle la meilleure valeur pour son argent », voici un énoncé de mission qui figure sur le site Web de Victorinox et qui pourrait très bien s’appliquer aujourd’hui à l’industrie des FNB.

Composantes de base d’un portefeuille
Un FNB est un titre hybride que se négocie comme une action, mais dont l’évolution s’apparente davantage à celle d’un fonds indiciel. À juste titre, beaucoup d’écrits ont été publiés en ce qui concerne le recours aux FNB pour élaborer des portefeuilles orientés vers le long terme. En empruntant cette voie, l’investisseur profite d’une stratégie d’investissement peu onéreuse qui lui permet de conserver à un niveau fort modeste ses coûts (ratio des frais de gestion aussi bas que 0,09 %) et frais de transaction, de maintenir son efficience fiscale à un degré élevé et, comme le confirment plusieurs études, de surclasser le rendement moyen affiché par les gestionnaires de style actif spécialisés dans la gestion de produits financiers similaires, et ce, sur une période de temps des plus raisonnables. Qui plus est, ces « portefeuilles négociés en Bourse » sont entièrement investis en tout temps, leur contenu est pur et ils suivent de très près l’évolution de leur indice-cible. Ces caractéristiques rendent également possible une allocation précise des actifs, ce qui, incontestablement, constitue la décision d’investissement la plus importante pour l’investisseur orienté vers le long terme. De même, l’investisseur astucieux utilisera les FNB pour « aiguiller » son portefeuille vers des secteurs d’activité spécifiques de même que pour tirer profit de stratégies visant la réalisation de pertes fiscales, et ce, dans le but d’accroître son rendement après impôt. L’abondance des options, inaccessibles jusqu’à tout récemment et en progression rapide et constante, rend donc possible la réalisation de la plupart des mandats d’investissement.

Gamme étendue de possibilités
Les 150 FNB inscrits à la cote des bourses nord-américaines et accessibles aux investisseurs canadiens couvrent aussi bien les titres à revenu fixe que ceux de participation. Barclays Global Investors propose aujourd’hui l’ensemble des fonds obligataires négociés en Bourse, des fonds iUnits représentant les obligations du gouvernement du Canada ainsi que les iShares qui offrent une exposition au marché de la dette américain de même qu’aux emprunts souverains. La seule liste des promoteurs présents dans ce marché porte à penser que les actifs de 160 G$ US présentement investis dans les FNB nord-américains ne constituent que le prélude d’une nouvelle tendance. Aujourd’hui, le nombre de fonds de capitaux propres négociés en Bourse qui sont accessibles aux investisseurs est nettement supérieur à celui des saveurs de crème glacée que propose Baskin-Robbins’. Les investisseurs peuvent avoir accès à différents marchés boursiers dans leur intégralité sur une base régionale ou par pays, jouir d’une exposition à des secteurs industriels en entier ou encore décortiquer plusieurs indices en fonction de divers styles de gestion axés sur la capitalisation, la croissance ou la valeur. En d’autres mots, grâce aux FNB, il est aujourd’hui possible d’édifier des portefeuilles complets, équilibrés et diversifiés, conçus sur mesure pour répondre aux besoins particuliers de tout investisseur.

Structure novatrice source de liquidités considérables
Toutefois, moins d’écrits existent en ce qui concerne certaines similitudes que présentent les FNB et les actions. Ceci est bien malheureux quand on pense que les FNB ont justement été créés dans le but d’être négociés, et ce, contrairement aux fonds communs de placement qui multiplient les restrictions et les pénalités lorsque la fréquence des transactions réalisées par un investisseur est jugée trop soutenue. Tout comme les actions, les FNB peuvent être négociés à l’aide d’ordres au marché, à cours limité ou stop, par le truchement de comptes sur marge, au comptant ou enregistrés, l’avantage de la diversification étant obtenu par le truchement d’une seule et unique transaction. Les négociateurs peuvent adopter des positions acheteur ou vendeur, et ce, indépendamment des conditions du marché. De plus, on dénombre présentement quelque 77 FNB assortis d’options d’achat et de vente. Le vice de raisonnement le plus répandu concernant les FNB porte toutefois sur la liquidité ou la possibilité pour l’investisseur de pouvoir compléter une transaction sans influencer indûment le cours du marché à son désavantage. De fait, deux sources de liquidité nourrissent les FNB. La première source se veut être la liquidité dite traditionnelle du marché, laquelle est assurée par les mainteneurs de marché ou les spécialistes. À titre d’exemple, le Fonds i60 (XIU : TSX) affiche un « marché externe » de 15 000 actions et un écart de 0,10 $ entre les cours acheteur et vendeur. À son cours actuel d’environ 48 $ la part, la valeur quotidienne des transactions portant sur ce titre se situe donc à quelque 720 000 $. Règle générale, la cote du Fonds i60 se situe à l’intérieur du marché réglementaire du fait que les intervenants sur le marché placent leurs propres ordres. La deuxième source de liquidité a trait au fait que les FNB sont, à l’instar des fonds communs de placement, des fiducies à capital variable. Cependant, contrairement à ce qui se produit dans le cas des fonds communs de placement où tout investisseur, petit ou grand, échange des espèces contre des unités, seuls les grands investisseurs institutionnels engendrent la création de nouvelles parts de FNB ou procèdent au remboursement d’unités existantes « en nature » en livrant ou en recevant le panier de titres sous-jacents dans une proportion identique à celle de l’indice de référence (cette fongibilité fait également en sorte que les FNB se négocient à un cours très proche de leur juste valeur marchande en raison des possibilités d’arbitrage qu’ils recèlent). Par conséquent, c’est essentiellement la liquidité des titres qui composent l’indice de référence qui détermine la liquidité du FNB, et ce, du fait qu’un plus grand nombre d’unités peuvent être créées par la seule livraison d’un panier de titres correspondants. À titre d’exemple, bien que la valeur des échanges portant sur le fonds iShares DJ US Healthcare Sector Index (IYH : AMEX) soit souvent inférieure à 5 M$ par jour, situation qui donne à entendre que la liquidité sur ce titre est quelque peu limitée, la valeur moyenne combinée des échanges quotidiens des 176 titres composant l’indice de référence est plutôt de l’ordre de 6,9 G$, ce qui constitue un niveau de liquidité fort respectable.

Fonctionnalités multiples
Non seulement les détenteurs de FNB et les négociateurs coexistent-ils harmonieusement, mais la seule présence de ces différents participants ne fait qu’accentuer l’efficacité du marché des FNB. Alors que les investisseurs contribuent à accroître l’offre globale, les négociateurs, eux, rehaussent le niveau de liquidité. Résultat : tous les participants sur ce marché tirent profit d’une meilleure fixation des cours lorsqu’ils souhaitent négocier certains de ces titres. L’investisseur actif peut recourir aux FNB pour rapidement investir une partie ou la totalité de son portefeuille dans le marché ou encore pour s’en distancer. Quelles se fondent sur l’analyse fondamentale, saisonnière ou technique, les stratégies de négociation ou de couverture sont des plus variées. Tout investisseur dont la stratégie d’investissement a déjà été un échec par suite de la désintégration en Bourse d’une valeur vedette ne peut rester indifférent à la nature diversifiée des FNB. Les FNB constituent des véhicules d’investissement efficaces, souples et puissants capables de redorer le portefeuille de tout investisseur.

La croissance des actifs liés aux FNB découle de leur aspect novateur et non du marché


Conclusion

Vous désirez en connaître davantage sur les Fonds négociés en Bourse ? Inscrivez-vous à l’un des séminaires portant sur les Fonds négociés en Bourse qui seront prononcés au cours du prochain mois par notre conférencier invité M. Bobby Eng de Barclays Global Investors. Ces séminaires se tiendront à Montréal, Québec, Ottawa et Toronto.

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