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Le Bulletin de DisnatDirect de ce mois-ci a été préparé par www.optionvue.com

Utilisation de la bande de Bollinger

Un indicateur utile qui prend en considération la volatilité

Fruit de la création de John Bollinger, la bande de Bollinger consiste en des lignes qui sont tracées en travers et autour d’une courbe des prix. Conçue pour fournir une description relative des valeurs maximales et minimales, la bande de Bollinger figure parmi les indicateurs techniques les plus utilisés. Le point d’ancrage (ligne médiane) de la bande est une moyenne mobile, tandis que la largeur de celle-ci est déterminée par la volatilité.

Marc Chaikin, celui-la même à qui l’on doit l’indicateur Chaikin des variations monétaires ,  a été l’un des premiers à essayer d’identifier une façon de créer une bande autour des prix. Ce dernier a suggéré que les bandes puissent être conçues de manière à inclure un montant correspondant à un pourcentage fixe des données observées au cours de la dernière année, approche fort utile en soi. Marc Chaikin a eu recours à une moyenne mobile de 21 jours et a suggéré que les bandes englobent 85 % de l’ensemble des prix observés.

C’est toutefois John Bollinger qui a uniformisé la procédure en incorporant la volatilité à titre de variable clé, et ce, en ayant recours à l’écart-type pour établir la largeur de la bande. À cet égard, la bande de Bollinger s’apparente à une moyenne mobile enveloppée. La différence entre la bande de Bollinger et une moyenne mobile enveloppée tient du fait que les parois de l’enveloppe entourant une moyenne mobile sont obtenues en y ajoutant ou soustrayant un pourcentage fixe pour tracer deux lignes, l’une au-dessus et l’autre au-dessous la moyenne mobile. Pour leur part, les parois de la bande de Bollinger correspondent plutôt à un écart-type normalisé qui est ajouté ou soustrait à la moyenne mobile pour en établir deux tracés, l’un au-dessus et l’autre au-dessous de celle-ci.

L’écart-type étant une mesure de la volatilité, la bande est donc à réglage automatique. Celle-ci se dilate lorsque le marché se révèle plus volatil et se contracte en période d’accalmie. Cette mécanique a pour avantage de rendre la bande sensible aux déviations extrêmes. En ce sens, la bande de Bollinger réagit très rapidement aux variations marquées du marché. Le graphique ci-dessous illustre la bande de Bollinger établie en fonction du prix de l’indice QQQ sur la base d’un multiple de deux écarts-types tracé au-dessous et au-dessous d’une moyenne mobile simple de 20 jours.


La bande de Bollinger ne fournit pas de signaux inconditionnels d’achat et de vente prenant appui sur le prix atteignant l’une ou l’autre de ses parois. Néanmoins, le lecteur peut constater que plusieurs renversements de tendance surviennent près de celles-ci. Comme j’en faisais part dans mon article portant sur les moyennes mobiles simples , cela coule de source que la moyenne mobile tient lieu de soutien ou de résistance. En revanche, la bande de Bollinger permet certainement de répondre à la question à savoir si les prix sont élevés ou non sur une base relative.

L’investisseur qui dispose de cette information peut avoir recours aux indicateurs pour confirmer l’évolution du prix d’un titre, et ce, au moment d’arrêter ses décisions d’achat et de vente. Pour les indices boursiers et les titres individuels, la moyenne mobile de 20 jours est populaire pour déceler l’amorce de tendances de durée intermédiaire. Pour les investisseurs à l’affût de tendances à court terme, une période de 10 jours est souvent de mise, tandis que la moyenne mobile de 50 jours se révèle populaire auprès de ceux qui s’intéressent plutôt aux tendances à long terme.

Lorsque la période sur laquelle se fonde la moyenne mobile est allongée, le multiple de l’écart-type utilisé doit l’être également. À titre d’exemple, un multiple de 2 pour une période de 20 jours peut être majoré à 2,5 pour une moyenne mobile de 50 jours. Lorsque la durée de la moyenne mobile est écourtée à disons 10 jours, il est impératif de réduire également le multiple de l’écart-type pour le ramener à environ 1,5.

Comment un investisseur peut-il interpréter la bande de Bollinger ? Une contraction de la bande signale que le marché est sur le point d’emprunter une nouvelle direction – le rapprochement des parois de la bande est suivi d’une variation importante du prix. Comme l’indique le graphique ci-haut portant sur l’indice QQQ, un rétrécissement de la bande précède presque toujours une hausse marquée du prix. La prudence est toutefois de mise car, bien souvent, une rupture initiale constitue un faux signal précédant l’amorce d’une tendance lourde en direction opposée. Sur le graphique ci-haut, le rétrécissement de la bande au début du mois d’août en est d’ailleurs un bel exemple.

L’évolution du prix à l’extérieur de la bande ne constitue pas un signal de rupture (à moins, bien entendu, que le prix ne s’inverse rapidement) mais indique plutôt que la tendance est lourde et que celle-ci devrait se poursuivre. Les fermetures survenant à l’extérieur de la bande de Bollinger peuvent être interprétées comme des signaux de confirmation de tendance généralement utilisés comme fondement des systèmes de rupture de volatilité. Une tendance qui s’amorce à partir d’une paroi de la bande se poursuivra jusqu’à la paroi opposée de celle-ci, et ce, même s’il y a ajustement de la bande. Les hauts et les bas atteints à l’extérieur de la bande, dans la mesure où ces derniers sont suivis de hauts et de bas à l’intérieur de celle-ci, signalent un renversement de tendance.

Comme c’est le cas avec d’autres indicateurs, le fonctionnement de la bande de Bollinger est assurément optimisé lorsque celle-ci est utilisée de concert avec d’autres indicateurs. Une tendance qui épouse une paroi de la bande signale que celle-ci est solide et qu’elle est susceptible de se poursuivre. Dans pareil cas, il est préférable pour l’investisseur d’attendre un signal de divergence émis par un indicateur de mouvement directionnel annonçant la fin de la tendance. L’investisseur qui s’adonne à l’analyse technique cherche à éviter la multicollinéarité des divers indicateurs. La multicollinéarité est une situation qui survient lorsqu’un investisseur utilise divers indicateurs calculés à partir de données identiques. 

La volatilité et la tendance sont déjà utilisées pour établir la bande de Bollinger. Par conséquent, quelque chose s’apparentant à l’indice de force relative, lequel se fonde uniquement sur le prix du titre, constituerait certainement un complément intéressant à celle-ci. Les prix de fermeture et les volumes de transactions combinés permettent de calculer l’indice sur le volume net (OBV), lequel constitue un autre indicateur complémentaire d’intérêt. Enfin, il en va également de même de la fourchette de prix et des volumes de transactions, deux variables qui, utilisées conjointement, permettent de calculer les variations monétaires. 

La bande de Bollinger est généralement considérée comme étant parmi les bandes les plus utiles dans le domaine de l’analyse technique, et ce, du fait que sa largeur varie par rapport à la moyenne mobile du prix du titre sous étude. L’écart-type constituant une mesure de la volatilité, la bande de Bollinger s’ajuste d’elle-même aux conditions du marché et rend l’enveloppe de négociation plus sensible aux variations de prix. Par conséquent, la bande de Bollinger est un indicateur avec lequel tout négociateur sérieux devrait être familier.

Pour en apprendre davantage sur la bande de Bollinger et son utilisation, inspirez-vous directement de son créateur, John Bollinger, en lisant son livre intitulé Bollinger on Bollinger Bands ( Bollinger et la bande de Bollinger – traduction libre).















Vous trouverez ci-dessous un exemple de graphique de type « Bande de Bollinger » disponible sur nos plates-formes DDplus et DDpro.


Archives de l'Express DisnatDirect

  • Août 2005 - Le MACD – Une introduction
  • Juillet 2005 - Comment identifier les changements de tendance avant les autres investisseurs?
  • Juin 2005 - Une application de la méthode prévisionnelle Langford
  • Mai 2005 - Options d’achat en jeu, à parité ou hors jeu?
  • Avril 2005 - Les stratégies équivalentes
  • Mars 2005 - Motifs qui incitent les investisseurs à acheter ou à vendre des options d'achat.
  • Janvier 2005 - Maîtriser la vente à découvert .
  • Décembre 2004 - La vente d'options d'achat couvertes.
  • Novembre 2004 - Fonds négociés en Bourse (FNB).
  • Octobre 2004 - Les fonctionnalités du système Recognia Inc.
  • Septembre2004 - Qu'est-ce que l'analyse technique?
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