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Septembre 2006 Cette chronique est réalisée par André Gosselin, vice-président d’ Orientation Finance et chroniqueur financier pour le magazine Affaires Plus, pour le portail Internet lesaffaires.com et pour Finance et Investissement. Détenteur d’un doctorat en science politique Maîtriser la vente à découvert Avec la chute des marchés en 2000, 2001 et 2002, les rares investisseurs qui ont fait de l’argent sont ceux qui n’ont pas hésité à vendre à découvert, c’est-à-dire à miser sur la baisse d’un titre. Imaginez votre gain si vous aviez vendu à découvert 1000 actions de Nortel lorsque celles-ci se négociaient à 100 $ à Toronto, pour éventuellement les racheter à 3 $ quelque part au début de 2003. Comme le marché est encore élevé et que les aubaines se font rares, la vente à découvert demeure certainement un outil que les investisseurs ont intérêt à maîtriser s’ils veulent tirer leur épingle du jeu. Malgré tous les problèmes de conscience morale que la vente à découvert peut poser à certains investisseurs, je reste convaincu que cette pratique est utile et même nécessaire pour rendre les marchés boursiers plus efficaces et moins exubérants. La vente à découvert permet de réduire l’ampleur des bulles spéculatives qui affligent périodiquement les marchés, comme ce fut notamment le cas en 1987 ou à la fin des années 1990. Des économistes « nobélisés » comme Milton Friedman ont souligné le rôle fondamental des vendeurs à découvert dans le bon fonctionnement des marchés financiers, en l’occurrence des marchés boursiers. La vente à découvert est désormais considérée non seulement comme un instrument légitime de diversification du portefeuille, mais également comme une technique permettant de rendre les marchés plus efficients et plus à même de jouer adéquatement leur rôle d’évaluation des actifs financiers. On compte à peine une dizaine d’études sur les rendements dégagés de la vente à découvert. La grande majorité d’entre elles démontrent que cette stratégie d’investissement, telle que pratiquée sur les marchés américains, constitue une activité rentable. Selon les chercheurs, les investisseurs qui s’adonnent à la vente à découvert sont plus compétents et mieux informés que la moyenne, comme en font foi les rendements de leurs portefeuilles. Les deux recherches les plus intéressantes et exhaustives, à ma connaissance, ont porté sur les marchés de l’AMEX et du NYSE pour la période s’échelonnant de 1976 à 1993 (Dechow et al.), et sur le marché du Nasdaq pour la période 1988-1994 (Desai et al.). Dans les deux cas, les chercheurs ont démontré que les titres les plus vendus à découvert (en fonction de leurs volumes d’actions en circulation) ont effectivement affiché des rendements négatifs et, par le fait même, procuré des gains aux vendeurs à découvert. Et n’oublions pas que ces derniers ont accompli cet exploit dans un marché fortement haussier. Mais attention : vous pouvez avoir raison quant à la médiocrité d’une entreprise ou au prix nettement exagéré de son titre, encore faut-il que le marché boursier partage votre opinion. Voilà le véritable défi. Choississez votre option Vous pouvez acheter une option d’achat et payer une prime qui vous donnera le droit d’acheter le titre sous-jacent à un prix fixe, ou encore vendre une option de vente et encaisser immédiatement la prime (dans ce cas, vous pourriez toutefois être tenu d’acheter le titre si l’acheteur choisissait d’exercer son option de vente). Exemple
Scénario 1 : le titre baisse sous la barre des 20 $ Scenario 2:
le titre se stabilise entre 20 et 25 $
Scenario 3:
le titre monte au-dessus des 25$
La vente d’une option de vente ne constitue pour l’investisseur ni une assurance ni une protection parfaite comme c’est notamment le cas avec une option d’achat. Elle permet toutefois, en association avec une vente d’action à découvert, d’augmenter le prix de vente moyen obtenu pour le titre ayant fait l’objet d’une vente à découvert. Dans l’exemple susmentionné, Monsieur X majore de 25 à 28 $ son prix de vente à découvert. Il est important de noter que la vente d’une option de vente a des répercussions sur la marge disponible attribuée à votre portefeuille. La prime reçue doit rester au compte jusqu’à l’échéance ou le rachat de l’option. De même, cette option sera considérée « non couverte » en raison du risque associé au rappel potentiel du titre par le prêteur. *Les investisseurs doivent prendre connaissance du document d'information sur les risques rattachés à la négociation d'options. Les options ne conviennent pas à tous les types d'investisseurs. |
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